Les formations à la sécurité obligatoires, poste par poste
Chaque salarié reçoit une formation à la sécurité à son arrivée. Certains postes en demandent davantage, comme les premiers secours, la conduite d’engins, l’électricité ou le travail en hauteur. Ce guide reprend ce que prévoit le Code du travail, poste par poste, avec un tableau des formations à vérifier et les durées de validité à suivre.
Domaines : Sécurité
La formation à la sécurité de chaque salarié
La première formation obligatoire concerne tout le monde. L’article L4141-2 du Code du travail demande à l’employeur d’organiser « une formation pratique et appropriée à la sécurité » au bénéfice :
- des salariés qu’il embauche ;
- des salariés qui changent de poste de travail ou de technique ;
- des salariés temporaires, sauf ceux appelés pour des travaux urgents de sécurité et déjà qualifiés pour les faire ;
- à la demande du médecin du travail, des salariés qui reprennent après un arrêt de travail d’au moins 21 jours.
Cette formation est répétée périodiquement, dans des conditions fixées par la réglementation ou par un accord collectif. Elle est donnée à l’embauche et chaque fois que nécessaire (article R4141-2). Son étendue varie selon la taille de l’établissement, son activité, les risques constatés et le type d’emploi (article L4141-3).
Ce qu’elle contient
La formation à la sécurité apprend au salarié les précautions à prendre pour sa propre sécurité et, le cas échéant, celle des autres. Elle porte sur trois sujets (article R4141-3).
- La circulation dans l’entreprise. Les règles de circulation des véhicules et des engins, les chemins d’accès au poste et aux locaux sociaux, les issues et dégagements de secours, et les consignes d’évacuation si l’activité le justifie. Elle se fait sur les lieux de travail (article R4141-11).
- L’exécution du travail. Les gestes et comportements les plus sûrs, avec des démonstrations si possible, les modes opératoires qui ont une incidence sur la sécurité, le fonctionnement des dispositifs de protection et de secours (article R4141-13). Elle se donne sur les lieux du travail ou, à défaut, dans des conditions équivalentes (article R4141-14).
- La conduite à tenir en cas d’accident ou de sinistre. Elle prépare le salarié à réagir quand une personne est victime d’un accident ou d’une intoxication (article R4141-17). Elle est donnée dans le mois qui suit l’affectation au poste (article R4141-20).
La formation explique au salarié l’utilité des mesures de prévention (article R4141-4). Elle tient compte de sa formation, de sa qualification, de son expérience et de sa langue, parlée ou lue. Le temps passé compte comme du temps de travail et se situe pendant l’horaire normal (article R4141-5). Le médecin du travail est associé à la préparation de ces formations (article R4141-6).
L’information va avec la formation. Elle porte notamment sur l’accès au document unique, les mesures de prévention qu’il contient, le rôle du service de santé au travail et les consignes de sécurité incendie (article R4141-3-1).
Les tâches qui demandent une formation au poste
En cas de création ou de modification d’un poste ou d’une technique exposant à des risques nouveaux, le salarié reçoit s’il y a lieu, après analyse des nouvelles conditions de travail par l’employeur, une formation sur les conditions d’exécution du travail si le poste comporte l’une de ces tâches (article R4141-15) :
- utilisation de machines, portatives ou non ;
- manipulation ou utilisation de produits chimiques ;
- opérations de manutention ;
- travaux d’entretien des matériels et installations ;
- conduite de véhicules, d’appareils de levage ou d’engins ;
- travaux au contact d’animaux dangereux ;
- montage, démontage ou transformation d’échafaudages ;
- accès et positionnement au moyen de cordes.
Le salarié affecté à l’une de ces tâches reçoit aussi la formation sur la conduite à tenir en cas d’accident ou de sinistre (article R4141-18).
Après un accident du travail grave, ou des accidents répétés à un même poste ou dans une même fonction, l’employeur analyse les conditions de travail et organise, s’il y a lieu, les formations à la sécurité utiles (article R4141-8).
Les premières semaines au poste
Selon la Caisse nationale d’assurance maladie, citée par l’INRS, l’indice de fréquence des accidents du travail augmente de deux à trois fois dans le premier mois d’embauche, et revient à la normale au bout d’un an. En Corse, en 2023, près d’un quart des accidents du travail avec arrêt des salariés du régime général dont la date d’embauche est connue concernaient des salariés de moins d’un an d’ancienneté (DREETS de Corse).
La formation à l’embauche passe par l’accueil sécurité des premiers jours. L’article accueil sécurité des nouveaux embauchés détaille son déroulé et le livret d’accueil. Pour les renforts de la saison, voyez embaucher des saisonniers.
CDD, intérimaires et stagiaires sur des postes à risques particuliers
Les salariés en CDD, les intérimaires et les stagiaires affectés à des postes qui présentent des risques particuliers pour leur santé ou leur sécurité bénéficient d’une formation renforcée à la sécurité, et d’un accueil et d’une information adaptés (article L4154-2). L’employeur établit la liste de ces postes, après avis du médecin du travail et du CSE s’il existe, et la tient à la disposition de l’inspection du travail. Pour les CDD et les intérimaires, cette formation renforcée est financée par l’entreprise utilisatrice (article L4142-2).
À retenir
Chaque salarié reçoit une formation pratique à la sécurité à son arrivée, à chaque changement de poste ou de technique, et parfois à son retour d’arrêt. Elle se déroule pendant le temps de travail, aux frais de l’employeur.
Les formations liées au poste
Le Code du travail prévoit des formations particulières pour certains risques et certaines activités, en plus de la formation générale (article R4141-10). En voici plusieurs, classées par type de risque.
Premiers secours : le sauveteur secouriste du travail (SST)
Un membre du personnel reçoit la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux, et sur chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux (article R4224-15). Les salariés ainsi formés ne remplacent pas les infirmiers. Service Public recommande d’en former davantage pour une intervention efficace.
Le Code ne nomme pas de formation précise. L’INRS et l’Assurance maladie, Risques professionnels, encadrent celle de sauveteur secouriste du travail (SST), formé pour « porter les premiers secours à toute victime d’un accident ou d’un malaise au travail ». D’après l’INRS :
- la formation initiale dure 14 heures ;
- elle donne un certificat valable deux ans ;
- le maintien et l’actualisation des compétences (MAC) dure 7 heures, tous les deux ans ;
- seuls les organismes habilités par l’Assurance maladie, Risques professionnels, et l’INRS peuvent assurer la formation SST.
Dans toutes les entreprises, les lieux de travail sont équipés d’un matériel de premiers secours adapté aux risques et facile d’accès. Service Public précise que l’employeur en établit la liste, après avis du médecin du travail.
Deux articles vont plus loin : combien de SST former et le recyclage SST.
Conduite d’engins : formation, autorisation de conduite et CACES
La conduite des équipements de travail mobiles automoteurs et des équipements servant au levage est réservée aux salariés qui ont reçu une formation adéquate. Cette formation est complétée et réactualisée chaque fois que nécessaire (article R4323-55).
Pour certains équipements, il faut en plus une autorisation de conduite délivrée par l’employeur (article R4323-56). L’INRS cite :
- les grues (grues à tour, grues mobiles, grues de chargement de véhicules) ;
- les chariots automoteurs de manutention à conducteur porté ;
- les plates-formes élévatrices mobiles de personnel (PEMP) ;
- les engins de chantier télécommandés ou à conducteur porté.
Pour délivrer l’autorisation, l’employeur s’appuie sur trois éléments, d’après l’INRS : une attestation en cours de validité d’absence de contre-indications médicales à la conduite, un contrôle des connaissances et du savoir-faire du conducteur, et sa connaissance des lieux et des instructions du site. L’attestation médicale est délivrée par le médecin du travail et vaut cinq ans (article R4323-56). L’autorisation et une copie de l’attestation sont tenues à la disposition de l’inspection du travail.
Le CACES (certificat d’aptitude à la conduite en sécurité) est un dispositif d’évaluation des conducteurs. Selon l’INRS, il n’est pas obligatoire. Il constitue un bon moyen pour l’employeur de satisfaire à son obligation de contrôle des connaissances et du savoir-faire du conducteur. Il est valable 5 ans pour la plupart des catégories, 10 ans pour les engins de chantier.
Pour un intérimaire, l’entreprise de travail temporaire fournit un conducteur apte et titulaire du CACES requis. C’est l’entreprise utilisatrice qui lui délivre l’autorisation de conduite pour le temps de la mission, d’après l’INRS. L’article autorisation de conduite et CACES détaille ces règles.
Électricité : l’habilitation
« Les opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage ne peuvent être effectuées que par des travailleurs habilités » (article R4544-9). L’habilitation est délivrée par l’employeur et précise la nature des opérations autorisées. Avant de la délivrer, l’employeur s’assure que le salarié a reçu une formation théorique et pratique sur les risques électriques et sur la façon d’intervenir en sécurité. Il lui remet un carnet de prescriptions (article R4544-10).
Quand l’habilitation autorise des opérations au voisinage de pièces nues sous tension, elle n’est valable qu’avec une attestation d’absence de contre-indications médicales (article R4544-10). Pour les travaux sous tension, l’INRS indique qu’une formation spécifique auprès d’un organisme agréé est nécessaire.
Pour le maintien et le renouvellement de l’habilitation, le Code du travail renvoie aux normes, sans fixer lui-même de durée (article R4544-10). La périodicité vient de l’INRS, qui indique que les habilitations doivent être revues chaque année et conseille un recyclage tous les trois ans, plus souvent si nécessaire. L’habilitation vise aussi les opérations menées au voisinage des installations : l’INRS décrit des niveaux d’habilitation pour les opérations d’ordre non électrique.
Incendie : former et entraîner le personnel
L’employeur prend les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être combattu rapidement et efficacement (article R4227-28). Les obligations de formation dépendent de l’établissement.
- Plus de cinquante personnes présentes habituellement, ou des matières inflammables manipulées. L’établissement a une consigne de sécurité incendie affichée (articles R4227-34 et R4227-37). Cette consigne prévoit des exercices où les salariés apprennent à reconnaître le signal d’alarme, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les manœuvres nécessaires. Ces exercices ont lieu au moins tous les six mois, et leur date est notée sur un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail (article R4227-39).
- Les autres établissements. Des instructions permettent d’assurer l’évacuation des personnes présentes (article R4227-37). La formation à la sécurité de chaque salarié inclut les issues et dégagements de secours et, si l’activité le justifie, les consignes d’évacuation (article R4141-11).
L’INRS recommande que tout le personnel soit formé à la manipulation des extincteurs, et des robinets d’incendie armés s’il y en a. Le matériel de seconde intervention est mis en œuvre par des personnes désignées et formées pour cela. Le guide de la sécurité incendie traite de la consigne, du plan d’évacuation et des exercices.
Travail en hauteur
L’INRS rappelle que la protection collective doit être privilégiée. Quand des salariés travaillent en hauteur, le Code du travail prévoit plusieurs formations, recensées par l’INRS :
- le port d’un harnais ou d’un autre équipement contre les chutes : une formation adéquate, avec un entraînement au port de l’équipement (articles R4323-104 à R4323-106) ;
- le montage, le démontage ou la modification d’un échafaudage : une formation adéquate et spécifique aux opérations, sous la direction d’une personne compétente (article R4323-69) ;
- l’accès et le positionnement au moyen de cordes : une formation adéquate aux opérations et aux procédures de sauvetage (article R4323-89) ;
- la conduite d’une PEMP : une autorisation de conduite, comme vu plus haut.
Les autres formations prévues par le Code
- Tout équipement de protection individuelle : les salariés qui doivent en porter reçoivent une formation adéquate, avec si besoin un entraînement au port, renouvelée aussi souvent que nécessaire (article R4323-106, cité par l’INRS).
- Les manutentions manuelles : une information sur les risques et une formation à la sécurité « essentiellement à caractère pratique », sur les gestes et postures à adopter (article R4541-8).
- Les produits chimiques dangereux : une information sur les agents chimiques présents, l’accès à leurs fiches de données de sécurité, et une formation sur les précautions à prendre (article R4412-38).
- Les membres du CSE : une formation en santé, sécurité et conditions de travail d’au moins cinq jours lors du premier mandat, et d’au moins trois jours en cas de renouvellement (cinq jours pour les membres de la commission santé, sécurité et conditions de travail dans les entreprises d’au moins 300 salariés), financée par l’employeur (article L2315-18).
- Le salarié désigné pour la prévention : quand l’employeur désigne un salarié compétent pour s’occuper de la prévention des risques, celui-ci bénéficie d’une formation en santé au travail (article L4644-1).
À retenir
Au-delà de la formation générale, chaque tâche du poste peut ajouter une formation : engin, électricité, hauteur, produits, manutention ou premiers secours.
Le tableau des formations à vérifier, par poste
Liste indicative, adaptée à votre activité et à votre effectif. Elle reprend les cas décrits plus haut et ne remplace pas l’analyse de vos postes.
| Situation ou poste | Formation à vérifier | Ce que précise la source |
|---|---|---|
| Tout salarié embauché, intérimaire compris | Formation pratique à la sécurité | À l’embauche, à chaque changement de poste ou de technique, puis répétée périodiquement |
| CDD, intérimaire ou stagiaire sur un poste à risques particuliers | Formation renforcée, accueil et information adaptés | Liste des postes établie par l’employeur, après avis du médecin du travail et du CSE |
| Atelier à travaux dangereux, chantier de 20 personnes et plus pendant plus de 15 jours avec travaux dangereux | Un salarié formé au secourisme (formation SST, par exemple) | Certificat SST valable deux ans, MAC tous les deux ans (INRS) |
| Conducteur de grue, de chariot à conducteur porté, de PEMP ou d’engin de chantier | Formation adéquate et autorisation de conduite | Attestation médicale valable cinq ans ; CACES valable 5 ans, 10 ans pour les engins de chantier (INRS) |
| Conducteur d’un autre engin automoteur ou de levage | Formation adéquate | Complétée et réactualisée chaque fois que nécessaire |
| Opérations sur ou près d’installations électriques | Formation théorique et pratique, habilitation par l’employeur | Habilitation revue chaque année, recyclage conseillé tous les trois ans (INRS) |
| Port d’un harnais ou d’un autre équipement de protection individuelle | Formation adéquate, entraînement au port | Renouvelée aussi souvent que nécessaire |
| Montage ou modification d’échafaudages | Formation adéquate et spécifique, sous la direction d’une personne compétente | Renouvelée et complétée aussi souvent que nécessaire |
| Manutentions manuelles | Information sur les risques, formation aux gestes et postures | Formation essentiellement à caractère pratique |
| Produits chimiques dangereux | Information, accès aux fiches de données de sécurité, formation aux précautions | Informations actualisées périodiquement |
| Établissement doté d’une consigne de sécurité incendie | Exercices d’alarme, d’utilisation des moyens de premier secours et d’évacuation | Au moins tous les six mois |
| Membre de la délégation du personnel du CSE | Formation santé, sécurité et conditions de travail | Cinq jours au premier mandat, trois jours au renouvellement (cinq pour la commission santé, sécurité et conditions de travail à partir de 300 salariés) |
Exemple fictif : une entreprise de négoce de matériaux de huit salariés. Le magasinier conduit un chariot à conducteur porté : formation, autorisation de conduite, attestation médicale, et un CACES pour s’appuyer sur une évaluation reconnue. Le chauffeur décharge des palettes à la grue de son camion : même chose pour la grue de chargement. Les vendeurs portent des sacs : formation gestes et postures. Tous reçoivent la formation à la sécurité de l’arrivée.
Qui forme : des organismes habilités
RG Prévention ne délivre ni le SST, ni le CACES, ni l’habilitation électrique. Nous établissons la liste des formations obligatoires de chaque poste, nous en tenons le dossier de suivi et nous vous orientons vers des organismes habilités.
Selon les formations, les intervenants changent :
- La formation à la sécurité de l’arrivée est organisée par l’employeur. Sa partie sur l’exécution du travail s’intègre à la formation ou aux instructions professionnelles que reçoit le salarié (article R4141-14). Le cas échéant, elle se fait avec le concours d’un organisme professionnel de santé, de sécurité et des conditions de travail et des services de prévention de la sécurité sociale (article R4141-7).
- Le SST est assuré par des organismes habilités par l’Assurance maladie, Risques professionnels, et l’INRS. L’INRS publie la liste de ces organismes et ne forme pas lui-même les salariés des entreprises.
- Le CACES est délivré, d’après l’INRS, par des organismes testeurs, qui peuvent être des organismes de formation ou des entreprises. L’autorisation de conduite reste délivrée par l’employeur.
- L’habilitation électrique est délivrée par l’employeur, après une formation théorique et pratique. Pour les travaux sous tension, la formation se fait auprès d’un organisme agréé, d’après l’INRS.
Suivre les dates
Une formation faite il y a trois ans peut ne plus être valable. Pour chaque salarié, gardez la trace de ce qu’il a suivi et la date de fin de validité.
| Ce qui expire | Durée indiquée par la source |
|---|---|
| Certificat SST | Deux ans, prolongé par le MAC tous les deux ans (INRS) |
| CACES | 5 ans, 10 ans pour les engins de chantier (INRS) |
| Attestation médicale pour la conduite | Cinq ans (article R4323-56) |
| Habilitation électrique | Revue chaque année, recyclage conseillé tous les trois ans (INRS) |
| Habilitation aux travaux sous tension | Titre valable un an (INRS) |
| Exercices incendie, là où une consigne est obligatoire | Au moins tous les six mois (article R4227-39) |
L’INRS précise que l’autorisation de conduite d’une PEMP est un document personnel, limité dans le temps, qui devient caduc au changement d’employeur.
Le Code du travail prévoit aussi un passeport de prévention, ouvert à tout titulaire d’un compte personnel de formation. Il regroupe les attestations, certificats, certifications professionnelles et diplômes obtenus lors des formations en santé et sécurité au travail (article L4141-5). Depuis le 16 mars 2026, l’employeur y déclare les formations de ce type qu’il dispense en interne, et vérifie celles que les organismes de formation déclarent pour ses salariés. Le délai de déclaration est de neuf mois jusqu’au 31 décembre 2026, puis de six mois à partir du 1er janvier 2027, d’après le site officiel du passeport de prévention et Service Public Entreprendre.
Un tableau simple suffit : le nom, le poste, la formation, la date, la date limite. Le service Sensibilisation et formations le tient pour vous dans le dossier de suivi des formations.
À retenir
Chaque certificat a une date de fin. Notez-la le jour de la formation, avec le nom du salarié et son poste.
Se faire aider
Le service Sensibilisation et formations établit la liste des formations obligatoires de chaque poste, tient le dossier de suivi et vous oriente vers des organismes habilités. Nous animons aussi des quarts d’heure sécurité avec vos équipes : l’article quart d’heure sécurité en donne le déroulé et des thèmes.
Le service Culture HSE prépare un livret d’accueil sécurité pour vos nouveaux salariés. Dans le suivi chaque mois du service HSE externalisé, nous suivons les échéances de vos formations et de vos vérifications. RG Prévention intervient dans toute la Corse.
Les formations à prévoir découlent des risques de chaque poste : le guide du document unique explique comment les évaluer. La page Vos obligations récapitule les formations exigées selon les postes et ce que prévoit la loi.
Rédigé par RG Prévention, conseil HSE.
Vos questions
Qui paie les formations obligatoires à la sécurité ?
L’employeur. Le Code du travail met le financement de la formation à la sécurité à sa charge. Pour les salariés en CDD et les intérimaires affectés à des postes à risques particuliers, la formation renforcée est financée par l’entreprise utilisatrice. Le temps consacré à la formation et à l’information à la sécurité compte comme du temps de travail, et elles se déroulent pendant l’horaire normal.
Une formation en ligne suffit-elle ?
Pas pour tout. Le Code du travail prévoit que la formation à la sécurité sur la circulation se déroule sur les lieux de travail, et celle sur l’exécution du travail sur les lieux du travail ou, à défaut, dans des conditions équivalentes. La formation de sauveteur secouriste du travail se fait en présentiel, par groupes de 4 à 10 personnes, selon l’INRS. Pour les autres formations, vérifiez les modalités auprès de l’organisme.
Comment savoir quelles formations manquent dans mon entreprise ?
Partez de vos postes. Pour chacun, relevez les tâches, les engins, les installations et les produits utilisés, puis comparez avec le tableau de ce guide. Vérifiez ensuite les dates de validité de ce qui existe déjà. Le document unique aide à repérer les risques de chaque poste, et donc les formations qu’ils demandent.
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Sensibilisation et formations
Des quarts d’heure sécurité avec vos équipes et le suivi de leurs formations.
Domaines : Sécurité
Voir le service : Sensibilisation et formations -
Culture HSE
Des conseils sur les équipements de protection adaptés à chaque poste.
Domaines : Hygiène, sécurité, environnement
Voir le service : Culture HSE -
HSE externalisé
Le suivi de vos documents et de vos échéances, sans avoir à recruter.
Domaines : Hygiène, sécurité, environnement
Voir le service : HSE externalisé
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